Cindy Knafo : de photographe de mode à pilier de la campagne parisienne de sa sœur Sarah

Cindy Knafo, La Petite Sœur En Première Ligne Du Combat Parisien

Le 8 février, alors que Sarah Knafo affrontait les questions d’Olivier Duhamel sur BFMTV, une scène se jouait en coulisses. Cindy Knafo, sa sœur cadette, immortalisait l’instant en selfie aux côtés de leur mère Esther, toutes deux face à l’écran diffusant l’interview. En légende de cette story Instagram : « Pom-Pom girls ». Deux mots qui résument tout. La candidate à la mairie de Paris ne mène pas seule sa bataille : derrière elle, le clan familial se mobilise, et Cindy en tête de file.

Depuis l’annonce de la candidature, la jeune photographe multiplie les relais numériques. Le 1er février déjà, elle partageait une vidéo de campagne de Sarah. Dans les commentaires, un proche écrivait : « Fierté, si un jour on m’avait dit ça… », avant d’ajouter « Tu vas gagner Sarah ». Messages que Cindy s’empresse de relayer sur son propre compte. Entre brochures de programme brandies face caméra et captures d’écran d’interventions télé, les stories s’enchaînent.

La cadette se pose en première supportrice de la candidate parisienne, transformant son fil Instagram en chambre d’écho médiatique. Un soutien familial qui se déploie au grand jour, story après story, dans les coulisses d’une campagne où l’image compte autant que le discours. Et justement, l’image, Cindy Knafo sait en faire son métier.

D’ISEFAC À InitialesC.K : Le Parcours D’une Photographe Autodidacte

Pourtant, rien ne destinait Cindy Knafo à vivre derrière l’objectif. Fille d’une hypnothérapeute et d’un chef d’entreprise, elle emprunte d’abord la voie classique : trois ans d’études en management et communication à l’Institut supérieur européen de formation par l’action (ISEFAC). Diplôme en poche en 2016, elle aurait pu rejoindre les rangs des commerciaux ou des communicants. Mais la passion l’emporte sur le pragmatisme.

Elle choisit la photographie. Pas comme hobby du dimanche, mais comme métier à part entière. Cindy fonde alors InitialesC.K, sa propre entreprise installée aux Pavillons-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Son terrain de jeu : la mode, la beauté, les portraits d’artistes en concert, les shootings de femmes enceintes. Un univers éclectique où le glamour côtoie l’intime.

Près de dix ans plus tard, elle a construit une signature visuelle bien à elle. Photographe-portraitiste spécialisée, elle capture autant les paillettes que les moments de vie. Entre deux shootings mode et séances maternité, elle a aussi immortalisé des visages connus. Dont deux qui comptent particulièrement dans son parcours.

En 2012, Sarah pose devant son objectif pour un cliché diffusé sur X. En 2021, c’est Éric Zemmour qu’elle suit durant la campagne présidentielle. La famille devient cliente, et la photographie devient le fil invisible qui relie son art à l’engagement politique de sa sœur. Un mélange des genres qui dit beaucoup sur la porosité entre vie personnelle et sphère publique chez les Knafo.

Quand La Famille Devient Cliente : De Sarah À Zemmour

2012 : Sarah prend la pose devant l’objectif de sa petite sœur. Un simple portrait, diffusé sur X, mais qui marque une première passerelle entre l’art de Cindy et l’univers naissant de Sarah. À l’époque, l’eurodéputée n’est pas encore celle qui défie Anne Hidalgo pour la mairie de Paris. Mais le geste est posé : la photographe devient l’archiviste visuelle du clan.

Neuf ans plus tard, la collaboration prend une autre dimension. En 2021, Cindy assure la couverture photographique de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour. Meetings, coulisses, portraits officiels : elle est là, caméra au poing, pour fixer les moments clés. Un rôle qui dépasse le simple coup de main familial. C’est son savoir-faire qu’elle met au service d’une stratégie politique, son regard de professionnelle qui construit l’image publique du candidat.

Ces deux collaborations dessinent un fil rouge : chez les Knafo, la frontière entre sphère privée et engagement public se brouille naturellement. Cindy n’est pas qu’une photographe de mode installée en Seine-Saint-Denis. Elle devient aussi, par intermittence, la portraitiste attitrée d’un cercle politique bien défini. Son studio aux Pavillons-sous-Bois se transforme alors en quartier général visuel, où se croisent shootings glamour et clichés de campagne.

Cette porosité assumée entre métier et famille dit beaucoup sur la manière dont les Knafo vivent leur engagement. Pour Cindy, la photographie n’est pas qu’une affaire d’esthétique : c’est aussi un outil de soutien, une façon de servir ceux qui comptent.

Style “D’enfer” Et Vie De Jeune Maman : Le Double Visage De Cindy

Loin de l’univers politique ultra-cadré de sa sœur, Cindy cultive un tout autre registre. Sur Instagram, son feed alterne portraits de mode audacieux et clichés de maternité tendres. Le contraste saute aux yeux : celle que *Le Monde* qualifie de “photographe excentrique” et que *Paris Match* célèbre pour son “look d’enfer” et sa “plastique enjôleuse” ne correspond en rien à l’image conventionnelle d’une figure de l’ombre politique.

Tatouages, tenues affirmées, mise en scène assumée : Cindy revendique une identité visuelle qui détonne dans le cercle Knafo-Zemmour. Mais cette liberté de style n’empêche pas l’ancrage familial. Depuis juin 2024, elle est mariée à Sacha. Ensemble, ils élèvent Romy, leur fille d’un an. Entre les shootings mode de son studio des Pavillons-sous-Bois et les biberons du soir, la jeune femme jongle avec un quotidien dense.

Ce double visage n’a rien d’une contradiction. C’est même tout le portrait de Cindy : capable de porter Sarah en story un jour, de photographier une femme enceinte le lendemain, et de filer à un concert d’artiste le surlendemain. Son style détonnant n’est pas un frein à son engagement familial, au contraire. Il dessine une personnalité qui refuse de choisir entre glamour et proximité, entre création libre et soutien inconditionnel.

Derrière les filtres Instagram et les brochures de campagne, c’est une jeune mère de famille qui construit son propre chemin, à mi-chemin entre deux mondes qu’elle fait cohabiter sans effort.