
Quels véhicules concernés et quelles exceptions prévues
La réforme cible tous les véhicules dont la première mise en circulation dépasse dix ans. Cela inclut les modèles thermiques classiques, mais également les hybrides et les premières générations électriques. Autrement dit, une large part du parc automobile français entre dans le champ d’application. Toutefois, certaines catégories échappent à cette obligation. Les voitures de collection, reconnues pour leur valeur patrimoniale et leur usage limité, ne sont pas concernées. Les véhicules agricoles ainsi que certains engins à usage spécifique bénéficient également d’exemptions.
En revanche, les véhicules autonomes déjà en circulation font l’objet d’une attention particulière. En raison de la complexité de leurs capteurs, systèmes de navigation et assistances à la conduite, les experts recommandent pour eux un contrôle semestriel.
Un impact financier direct pour les ménages
Reste la question du coût. Aujourd’hui, un contrôle technique coûte entre 80 et 120 euros selon les régions et les centres agréés. Avec un passage annuel, la dépense sera mécaniquement doublée pour les propriétaires concernés.
À cela peuvent s’ajouter des frais de contre-visite et de réparation, souvent plus élevés pour des modèles anciens dont les pièces sont difficiles à trouver. De plus, les centres de contrôle devront s’équiper pour diagnostiquer les technologies embarquées des véhicules hybrides et électriques récents, ce qui pourrait, à terme, influencer les tarifs pratiqués.