Coups de feu à Lyon : des tirs “d’intimidation” en pleine agglomération… ce que l’on sait

Une femme blessée par une balle perdue

Dans la nuit de samedi à dimanche, ces « tirs d’intimidation » ont visé, sans faire de blessés, au moins une porte d’entrée à Vénissieux, et une façade d’immeuble à Villeurbanne ainsi qu’à Décines-Charpieu, selon une source proches des enquêtes. Dans ce même quartier de Décines vendredi soir, une femme qui rentrait chez elle avec ses deux enfants avait été atteinte au mollet par une balle perdue dans des tirs visant cinq voitures en stationnement.

Dans la fusillade de Villeurbanne, « les policiers de la brigade anti-criminalité ont interpellé en flagrant délit un individu suspecté d’avoir participé à des tirs d’intimidation », a écrit sur X la préfète de Rhône Fabienne Buccio, félicitant ces fonctionnaires pour leur « sang-froid et leur réactivité ».

Le suspect fuyait en trottinette et, à l’issue d’une course-poursuite, il a été arrêté porteur d’une arme longue, détaille sur sa page Facebook Alliance Police Nationale de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

« Un mode opératoire préoccupant »

« Cette nuit, plusieurs fusillades ont de nouveau touché différentes communes de l’agglomération lyonnaise », déplore le syndicat qui évoque « un mode opératoire préoccupant » : « tirs répétés sur des façades d’immeubles et des entrées d’habitations, exposant directement les riverains ». « Des projectiles ont traversé des appartements, sans faire de blessés malgré la présence d’occupants », assure Alliance qui, face à « la répétition de ces faits », réclame au ministre de l’Intérieur « des renforts pérennes ».

Il y a dix jours, la Poste avait suspendu les tournées de ses facteurs dans des rues de Vénissieux après une série de fusillades proches de points de deal. Trois tentatives d’homicide avaient été perpétrées dans ces quartiers en quelques jours, dont une en plein jour le 11 avril qui avait fait au moins un blessé.

La préfecture y avait annoncé deux jours après un « très important » déploiement de forces de l’ordre. « Nous n’acceptons pas qu’il y ait une guerre de territoire entre des points de deal », avait commenté le préfet délégué à la Sécurité du Rhône, Antoine Guérin.