Le conseiller militaire du guide suprême iranien Mojtaba Khamenei est furieux du blocus imposé par Donald Trump sur les ports iraniens
Une tension croissante autour du détroit d’Ormuz
Dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, les tensions entre Donald Trump et l’Iran continuent de s’intensifier, notamment autour du détroit d’Ormuz, un passage stratégique essentiel pour le transport mondial des hydrocarbures. Ce corridor maritime, par lequel transite une part importante du pétrole mondial, est devenu un point de friction majeur entre Washington et Téhéran.
Des menaces directes de la part de Téhéran
Un cap a été franchi lorsque Mohsen Rezaei, conseiller militaire du guide suprême iranien, a publiquement menacé les États-Unis. Dans une intervention télévisée, il a affirmé que toute tentative américaine de contrôler ou de sécuriser le détroit d’Ormuz serait perçue comme une provocation directe. Il a averti que les forces iraniennes pourraient cibler et détruire les navires américains, évoquant l’usage de missiles capables d’atteindre leurs cibles avec précision.
Une critique du rôle des États-Unis

Le responsable iranien a également remis en question la légitimité de l’intervention américaine dans cette zone stratégique. Selon lui, le rôle des États-Unis ne serait pas de « faire la police » dans une région aussi sensible. Cette déclaration s’inscrit dans une rhétorique plus large visant à dénoncer ce que Téhéran considère comme une ingérence étrangère dans ses affaires régionales.
Le blocus américain comme élément déclencheur
Ces déclarations interviennent alors que les États-Unis ont récemment renforcé la pression sur l’Iran en imposant un blocus sur les navires liés aux ports iraniens. Cette mesure vise à affaiblir économiquement le pays, mais elle est perçue par Téhéran comme une escalade majeure. Le détroit d’Ormuz, déjà sensible, devient ainsi un point de confrontation directe entre les deux puissances.
Une ligne dure assumée
Considéré comme un représentant de la ligne dure au sein du régime iranien, Mohsen Rezaei a également tenu des propos particulièrement offensifs concernant une éventuelle intervention terrestre américaine. Il a évoqué la possibilité de capturer des milliers de soldats ennemis en cas d’invasion, laissant entendre que ces otages pourraient servir de levier financier et stratégique.
Une opposition à toute désescalade
Dans ses déclarations, le conseiller militaire a clairement exprimé son opposition à toute prolongation d’un éventuel cessez-le-feu. Bien qu’il ait précisé qu’il s’agissait d’une opinion personnelle, cette position reflète un climat de méfiance et de radicalisation au sein de certains cercles du pouvoir iranien.
L’Iran se prépare à un conflit prolongé
Enfin, Mohsen Rezaei a affirmé que l’Iran était prêt à faire face à une guerre de longue durée. Contrairement aux États-Unis, qu’il accuse de redouter les conflits prolongés, il estime que son pays est habitué à ce type de situation et capable de résister sur le long terme. Il a également insisté sur le fait que l’Iran ne céderait pas sur le contrôle du détroit d’Ormuz tant que ses droits ne seraient pas reconnus.
Un risque réel pour la stabilité mondiale
L’escalade verbale et militaire autour du détroit d’Ormuz fait craindre une aggravation du conflit, avec des conséquences potentiellement majeures pour l’économie mondiale et la stabilité régionale. Toute perturbation dans cette zone stratégique pourrait affecter les marchés de l’énergie et intensifier les tensions déjà vives au Moyen-Orient.