Disparition de Savanah Penot : la gendarmerie lance un appel à témoins deux mois après sa fugue près de Dijon

La Disparition Qui Inquiète : 70 Jours Sans Nouvelles

Deux mois et dix jours. C’est le temps écoulé depuis que Savanah Penot, 16 ans, a quitté la Maison départementale de l’enfance Simone-Veil à Ahuy, près de Dijon. Ce samedi 14 mars, la gendarmerie nationale lance un appel à témoins pour retrouver l’adolescente, portée disparue depuis le 4 janvier 2026.

Le décompte est glaçant. Aucun signe de vie, aucun contact, aucune trace depuis plus de deux mois. La dernière fois que Savanah a été aperçue, c’était aux abords de l’établissement situé à cinq kilomètres de Dijon, en Côte-d’Or. Depuis, le silence total.

La disparition est qualifiée d’inquiétante par les autorités. Un terme qui résonne avec une gravité particulière après un délai aussi long. Soixante-dix jours d’absence pour une mineure placée en institution, c’est une temporalité qui justifie l’urgence de l’appel lancé aujourd’hui.

Les enquêteurs cherchent désormais à reconstituer le parcours de l’adolescente. Où est-elle allée après avoir quitté la Maison de l’enfance ? Avec qui ? Dans quelles circonstances ? Autant de questions sans réponse qui alimentent l’inquiétude des proches et des autorités. Le temps presse, et chaque témoignage peut faire la différence.

Un Profil À Risque : Les Fugues À Répétition

Le contexte de la disparition éclaire d’un jour différent l’enquête. Savanah Penot ne vivait pas chez elle le 4 janvier. Elle résidait à la Maison départementale de l’enfance Simone-Veil, un établissement qui accueille des mineurs placés par les services sociaux.

Et ce n’est pas la première fois qu’elle part. Selon la gendarmerie nationale, l’adolescente « fugue régulièrement » de l’établissement d’Ahuy. Cette information change la nature des recherches. Les enquêteurs ne sont pas face à une disparition brutale et inexpliquée, mais à une fugue qui, cette fois, dure anormalement longtemps.

Ces antécédents compliquent le travail des forces de l’ordre. À chaque fugue précédente, Savanah finissait par revenir ou être retrouvée. Mais là, soixante-dix jours se sont écoulés sans le moindre contact. Ce silence inhabituel a déclenché l’alerte.

Le profil de l’adolescente révèle une fragilité évidente. Placée en institution, sujette aux fugues répétées, Savanah présente les marqueurs d’une jeune fille en rupture. Cette instabilité chronique rend son absence actuelle d’autant plus préoccupante. Car si partir était devenu une habitude, ne pas donner signe de vie pendant deux mois, lui, ne l’était pas.

Le Signalement Précis : Portrait Et Derniers Vêtements

Les enquêteurs diffusent désormais un portrait détaillé de Savanah pour faciliter son identification. L’adolescente mesure 1,60 mètre et pèse 55 kilos. Le 4 janvier, elle portait ses cheveux longs et bruns, ses yeux sont marron clair.

Les forces de l’ordre décrivent également sa tenue vestimentaire. Ce jour-là, elle était vêtue d’un manteau gris, de chaussures noires et d’un cache-oreilles gris. Des détails qui peuvent sembler anodins, mais qui deviennent cruciaux après soixante-dix jours d’absence.

Une piste géographique émerge dans l’appel à témoins. Selon la gendarmerie nationale, Savanah « pourrait se trouver à Paris ». Cette information élargit considérablement le périmètre des recherches, passant de la périphérie dijonnaise à la capitale, à plus de 300 kilomètres de là.

Mais cette hypothèse parisienne reste pour l’instant fragile. La gendarmerie précise elle-même que cette piste n’est « pas encore confirmée ». Rien ne garantit donc que l’adolescente ait effectivement rejoint Paris. Elle pourrait tout aussi bien se trouver ailleurs, dans une autre ville, chez des connaissances, ou toujours dans la région bourguignonne. Cette incertitude rend l’appel à témoins d’autant plus essentiel.

L’Urgence D’Agir : Comment Aider Les Enquêteurs

Face à cette incertitude, chaque témoin compte. La gendarmerie nationale appelle toute personne ayant aperçu Savanah Penot ou disposant d’informations sur sa localisation à se manifester immédiatement. Deux numéros sont à composer : la brigade de Messigny-et-Vantoux au 03.80.44.90.31, ou le 17.

Un simple détail, une observation banale peut faire basculer l’enquête. Avoir croisé une adolescente correspondant à cette description dans un café parisien, un train, une gare routière. Ces signalements, même incertains, permettent aux enquêteurs de reconstituer le parcours de la jeune fille et d’orienter les recherches.

Cette disparition s’inscrit dans un phénomène inquiétant à l’échelle nationale. Chaque année en France, plus de 50.000 personnes disparaissent. Parmi elles, 11.000 cas sont qualifiés d’inquiétants et déclenchent un dispositif spécifique d’investigation. Savanah fait désormais partie de ces dossiers prioritaires.

Les forces de l’ordre mobilisent des moyens importants dans ces situations. Recoupements téléphoniques, exploitation des vidéosurveillances, enquêtes de voisinage, diffusion d’avis de recherche sur les réseaux sociaux. Mais sans la contribution du public, les chances de retrouver l’adolescente diminuent jour après jour. Le temps presse, et chaque heure compte.