Divorce alpin : des hommes abandonnent volontairement leurs compagnes en pleine montagne, un phénomène dénoncé après une condamnation en Autriche

Le Témoignage Viral Qui Révèle Une Pratique Glaçante

La vidéo dure quelques secondes, mais l’émotion est brute. « Il m’a laissée toute seule. Je le déteste tellement », sanglote @everafteriya face caméra, le visage strié de larmes. Le 18 février 2026, elle publie ce témoignage glaçant sur TikTok : son compagnon l’a abandonnée en pleine montagne, sans moyen de rentrer, sans explication. Le compteur s’affole. 19 millions de vues en quelques jours.

Dans les commentaires, c’est un déferlement. Des centaines de femmes racontent la même chose. L’une écrit avoir dû rebrousser chemin seule pendant deux heures avant de découvrir que son ex était parti avec la voiture. Une autre parle d’une forêt, une troisième d’une route déserte. Les lieux changent, mais le scénario reste identique : un homme qui abandonne sa compagne dans un endroit isolé, la privant d’eau et de tout moyen de transport.

Le phénomène prend un nom sur les réseaux sociaux : le « divorce alpin ». La formule sonne froid. Elle désigne cette méthode d’intimidation où l’homme exerce un contrôle total en laissant sa partenaire livrée à elle-même, parfois à des kilomètres de toute habitation. Les témoignages se multiplient, révélant une pratique bien plus répandue qu’on ne l’imaginait.

Le “Divorce Alpin”, Une Violence Qui A Un Nom Et Une Histoire

Le terme n’est pas nouveau. Il vient d’une nouvelle publiée en 1893 par Robert Barr, An Alpine Divorce. L’histoire se déroule dans les Alpes suisses. Un homme y planifie le meurtre de sa femme en la poussant dans un ravin, incapable de divorcer autrement. Plus d’un siècle plus tard, la fiction est devenue réalité pour des milliers de femmes.

Aux États-Unis, la pratique est si répandue que des groupes de soutien spécialisés existent pour accompagner les victimes. Ces femmes témoignent d’un même trauma : l’abandon calculé, la peur panique, l’humiliation. L’une d’elles raconte avoir marché seule pendant deux heures sur un sentier de montagne. Arrivée au parking, la voiture avait disparu. « Je ne lui ai plus jamais reparlé », écrit-elle simplement.

Le “divorce alpin” n’est pas une simple rupture brutale. C’est une mise en danger délibérée. Les associations féministes le martèlent : laisser quelqu’un sans eau, sans moyen de communication, dans un lieu inconnu et isolé constitue une violence caractérisée. Les internautes relaient des conseils de sécurité : toujours prévenir quelqu’un de votre destination, partager votre localisation si vous avez du réseau.

Car le “divorce alpin” peut tuer. Début 2026, un homme a été condamné pour homicide involontaire après avoir abandonné sa compagne en montagne.

Une Mise En Danger Dénoncée Par Les Associations Féministes

Les associations féministes sont claires : le “divorce alpin” est une forme de violence à part entière. Abandonner une personne en pleine nature, sans moyen de rentrer, sans eau, sans repères, c’est la placer délibérément en situation de danger. L’isolement devient une arme. Le contrôle, total.

La mobilisation sur les réseaux sociaux a libéré la parole. Des centaines de femmes partagent leur vécu, leurs angoisses, leur sentiment d’impuissance. Face à ce phénomène, les recommandations de sécurité circulent massivement. Toujours prévenir un proche de votre destination exacte. Partager votre localisation en temps réel si le réseau le permet. Ne jamais partir seule avec quelqu’un dont on ne connaît pas les intentions.

Car les risques sont réels. Se retrouver perdue dans une forêt, sur un sentier de montagne ou au bord d’une route déserte, c’est s’exposer à l’hypothermie, à la déshydratation, à la panique. Certaines victimes racontent avoir erré pendant des heures avant de croiser une route ou un randonneur. D’autres n’ont pas eu cette chance.

En janvier 2026, un homme a été condamné pour homicide involontaire après avoir laissé sa compagne mourir en montagne. L’affaire a glacé l’Autriche entière.

Le Drame De Kerstin Gurtner, Morte Sur Le Grossglockner

Le cas qui a glacé l’Autriche porte un nom : Kerstin Gurtner. 33 ans. Retrouvée morte le 18 janvier 2025 sur le Grossglockner, le plus haut sommet du pays. Son compagnon, Thomas Plamberger, l’a abandonnée à cinquante mètres du sommet. Désorientée. En hypothermie. Épuisée.

Le tribunal a été implacable. En janvier 2026, l’homme a été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour homicide involontaire par négligence aggravée. Le juge a décortiqué les circonstances : un départ tardif, une météo défavorable, un équipement insuffisant. Kerstin n’avait ni l’expérience ni la condition physique pour une telle ascension. « Elle était sous sa responsabilité », a martelé le tribunal.

Pourtant, quand le couple s’est retrouvé bloqué, Thomas Plamberger a pris une décision. Il est redescendu. Seul. Laissant sa compagne livrée à elle-même, sans protection, sans issue. Le lendemain matin, les secours ont découvert son corps.

Le juge a pointé l’absence totale de prise de décision responsable. Faire demi-tour aurait dû être évident face aux conditions météorologiques. Mais Thomas Plamberger a continué. Puis il est reparti sans elle.

L’affaire est devenue un symbole. Celui d’une violence insidieuse où l’abandon devient une arme mortelle.