“Nous C’est Pas La Forme” : Le Témoignage Glaçant D’Elodie Gossuin Sous Les Frappes
Depuis le 28 février, le Moyen-Orient vit sous une tension inédite. Plusieurs frappes frappent la région, touchant notamment les Émirats arabes unis. À Dubaï, les explosions résonnent près de l’aéroport, autour de The Palm, l’île artificielle emblématique. Les ambassades appellent leurs ressortissants au confinement. Les frontières se ferment les unes après les autres.
C’est dans ce chaos qu’Elodie Gossuin, en voyage familial, bascule du rêve au cauchemar. Face caméra sur Instagram, l’ancienne Miss France apparaît épuisée. « Nous c’est pas la forme », lâche-t-elle. Puis, la voix cassée : « On a vécu une journée horrible. Je sais pas si c’était la pire journée de ma vie mais je pensais pas voir ça un jour. »
La scène est glaçante. Elle décrit « des missiles, des missiles interceptés, des frappes, des sortes de drones où tu sais pas si ça va exploser ». Dans l’urgence, elle emmène ses enfants et son mari « plus loin », s’éloignant des points stratégiques devenus cibles potentielles. La violence du basculement est totale : quelques heures plus tôt, la famille profitait d’un séjour de rêve. Désormais, chaque bruit fait sursauter, chaque alerte glace le sang.
Confinés Au Rez-De-Chaussée : “On A Des Alarmes Non-Stop De Missiles En Cours”
La nuit tombe sur Dubaï, mais l’angoisse ne faiblit pas. Dans l’immeuble où séjourne la famille Gossuin, tous les habitants se regroupent. Protocole de survie improvisé : descendre au rez-de-chaussée, s’éloigner des fenêtres. Elodie rassemble ses quatre enfants et applique les consignes à la lettre.
« On a des alarmes non-stop de missiles en cours », décrit-elle dans une nouvelle story. Le son strident retentit sans répit. Chaque alerte déclenche le même réflexe : protéger les plus jeunes, rester groupés, attendre. L’attente devient insoutenable. Les minutes s’étirent, chargées d’une tension électrique.
En légende de sa vidéo, l’ancienne Miss France lance un appel à l’aide : « On a besoin d’aide SVP ». Trois mots qui résument la détresse. Autour d’elle, les autres résidents vivent le même cauchemar. Certains tentent de rassurer les enfants. D’autres fixent leurs téléphones, guettant une information, un signe d’apaisement.
Mais rien ne vient. Les bruits continuent, assourdissants. Le système de défense intercepte, riposte, crée un vacarme permanent. Dans ce chaos sonore, impossible de trouver le sommeil. Impossible de faire comme si tout allait bien. La peur s’installe, viscérale, et transforme chaque seconde en épreuve.
“Je Pleure, Je Ne Dors Pas” : Le Message À Bout De Force D’Elodie Gossuin Ce Lundi
Ce lundi 2 mars, Elodie Gossuin reprend la parole. Son visage trahit l’épuisement. Les mots sortent comme une confession : « Merci pour votre soutien. Un voyage de 4 jours, ici, c’était le rêve de mes enfants. C’est aujourd’hui un cauchemar ».
Le contraste frappe. Ce qui devait être des vacances familiales idylliques s’est transformé en piège. Les enfants qui s’émerveillaient à l’idée de découvrir Dubaï vivent désormais sous la menace permanente. L’ancienne Miss France poursuit, la voix brisée : « Je pleure, je ne dors pas, nous avons peur et vivons sous le bruit assourdissant des missiles, des avions, du système de défense ».
Chaque phrase révèle un niveau de détresse supplémentaire. Le sommeil ne vient plus. Les larmes coulent. Le vacarme incessant empêche tout répit. Dans cette épreuve, la famille reste soudée : « Nous sommes tous les 6, tout le temps, unis comme jamais ». Une union forgée dans l’adversité.
Puis Elodie élargit son propos. Elle pense à tous ceux qui vivent la guerre au quotidien, bien au-delà de son propre cauchemar. « À tous ceux qui vivent l’horreur, je vous envoie toute ma force. Et il ne m’en reste plus beaucoup… » L’aveu est glaçant. Ses réserves s’épuisent. La question devient : combien de temps pourront-ils tenir ainsi, coincés dans cette zone de tensions, sans perspective de sortie immédiate ?
Maeva Ghennam Et Les Autres Français Bloqués : “Même Si On Rapatrie, Je Ne Peux Pas Partir”
Elodie Gossuin n’est pas seule dans cette spirale d’angoisse. D’autres ressortissants français vivent la même terreur à Dubaï. Parmi eux, Maeva Ghennam. Sur ses réseaux, l’ancienne candidate de télé-réalité confie : « J’ai la boule au ventre. Nous sommes dans une zone de tensions, un missile peut dévier… et c’est très angoissant ».
Mais son cas révèle une dimension encore plus cauchemardesque. Un travel ban l’empêche de quitter les Émirats, conséquence d’une affaire judiciaire en cours. Tandis qu’Elodie et d’autres Français espèrent un rapatriement, Maeva réalise l’ampleur de son piège : « Même si le gouvernement français décidait de rapatrier ses ressortissants, je ne peux pas quitter Dubaï à cause de mon travel ban. Donc quoi qu’il se passe, je suis bloquée ici… et ça augmente encore plus ma peur ».
La phrase tombe comme un couperet. Prisonnière juridique au milieu d’un conflit armé. Les autres peuvent espérer partir. Elle, non. Sa seule issue : la protection du gouvernement émirati. « Le gouvernement fait le maximum pour nous protéger », précise-t-elle, s’accrochant à cette garantie fragile.
Entre ceux qui attendent un vol et ceux qui ne peuvent même pas envisager de partir, la communauté française à Dubaï vit des angoisses aux multiples visages. Tous partagent le même appel : « Je vous demande de prier pour nous ».