Élodie Gossuin raconte comment elle a fui Dubaï en bus vers Oman avec ses enfants lors des frappes USA-Iran

Des Vacances En Famille Qui Virent Au Cauchemar

Dubaï, février 2026. Élodie Gossuin débarque avec son mari Bertrand Lacherie et leurs quatre enfants. Au programme : soleil, plages et moments en famille. Mais le rêve vire au piège géopolitique en quelques heures. Les États-Unis et Israël frappent l’Iran. Les tensions explosent dans la région. La famille se retrouve bloquée aux Émirats arabes unis, en pleine zone de danger.

Sur Instagram, l’ancienne Miss France partage son angoisse. Les missiles, les représailles, l’incertitude. « Ce qui devait être un séjour en famille s’est transformé en traumatisme », confiera-t-elle plus tard sur le plateau de Quelle Époque ! ce 14 mars. Le contraste est brutal : d’un côté, les gratte-ciels dorés de Dubaï ; de l’autre, la menace d’une escalade militaire régionale.

Les premières heures sont les plus déstabilisantes. Comprendre la situation, évaluer les risques, protéger ses enfants coûte que coûte. Élodie Gossuin bascule du statut de vacancière à celui de mère en alerte maximale. Le compte à rebours est lancé. Il faut agir, trouver des solutions, partir. Mais comment quitter une région qui s’embrase ?

La Stratégie De Survie : Fuir Les Cibles Stratégiques

Face au danger, Élodie Gossuin ne panique pas. Elle réfléchit. Premier réflexe : identifier les zones à risque. Les bases américaines, les infrastructures stratégiques, les hauts buildings symboliques. « Il faut s’éloigner au maximum de tous les points sensibles », explique-t-elle dans Quelle Époque ! Le raisonnement est simple mais vital : moins on est visible, moins on devient une cible collatérale.

Elle épluche les offres d’hébergement. Exit les tours de luxe en plein centre. Elle cherche des hôtels bas, discrets, loin des quartiers névralgiques. « J’ai cherché des hôtels bas en hauteur. Éloignés des points stratégiques, et j’ai trouvé un petit endroit isolé à Dubaï », détaille-t-elle. La famille déménage une première fois. Mais ce n’est pas suffisant.

Élodie Gossuin pousse la logique plus loin. Si Dubaï reste une ville-cible potentielle, autant partir vers le désert. « Puis je me suis dit qu’un endroit paumé dans le désert, où il n’y a rien d’autre, serait une bonne idée. Et j’ai trouvé une sorte de petit oasis. » Un refuge minimaliste, loin de tout, où les missiles n’ont aucune raison de frapper. C’est là, dans ce lieu improbable, que la famille trouvera un répit temporaire. Et qu’elle découvrira qu’elle n’est pas seule dans cette galère.

La Solidarité Des Familles Coincées : Français Et Ukrainiens Unis

Dans cette oasis perdue au milieu du désert, Élodie Gossuin découvre qu’elle n’est pas la seule à avoir fui. D’autres familles ont eu le même réflexe de survie. Des Français, des Ukrainiens, tous bloqués loin de chez eux, tous cherchant à protéger leurs proches. La peur crée des liens immédiats.

Les rencontres se font naturellement. Pas de présentations formelles, juste l’évidence d’une situation commune. On partage les informations : quel vol est encore disponible, quelle frontière reste ouverte, quel trajet semble le plus sûr. On échange les bons plans, les contacts, les ressources. La solidarité n’est pas un mot creux ici, elle devient une nécessité vitale.

« En termes de partage et de solidarité, c’était complètement fou. On s’est entraîné, on a réfléchi à la suite, on a préparé notre départ », confie Élodie Gossuin. Les familles forment un groupe de survie improvisé. Ensemble, elles élaborent des stratégies de sortie, comparent les options, se soutiennent moralement. Les nationalités n’ont plus d’importance. Français ou Ukrainiens, peu importe : tous partagent la même angoisse, le même objectif.

Cette fraternité de circonstance offre un réconfort précieux dans le chaos. Mais le répit ne peut être que temporaire. Il faut maintenant trouver un moyen de quitter définitivement la région. Et le temps presse.

L’Extraction De Nuit : Bus, Frontière Et Peur Assumée

Rester n’est plus une option. Les vols ont disparu, Dubaï et Abu Dhabi sont paralysés. « Il n’y a plus d’avion. C’est dangereux avec les missiles », explique Élodie Gossuin. La solution se dessine : Oman. Ce territoire reste un refuge au milieu du chaos régional. Il faut rejoindre ce pays voisin, coûte que coûte.

La famille trouve un bus. Direction la frontière, en pleine nuit. « On a roulé toute la nuit pour passer la frontière et aller sur Oman », raconte-t-elle. Le trajet est long, tendu, épuisant. Chaque kilomètre éloigne la famille des zones de danger, mais l’angoisse reste intacte.

Durant ces heures interminables, Élodie Gossuin ne dort pas. Elle n’arrive pas à masquer sa peur, contrairement à d’autres parents croisés qui tentent de rassurer leurs enfants. « J’ai croisé beaucoup de mamans qui me disaient : “Souris pour les enfants, rassure-les !” J’étais incapable de faire ça », confie-t-elle. L’ancienne Miss France assume sa vulnérabilité sans détour : « Je n’ai juste pas dormi, j’ai flippé. J’en ai le droit aussi ! »

Elle va même plus loin : « J’étais une mauvaise mère ! » Cette confession brute résonne comme un aveu de vérité. Pas de façade, pas de comédie. Juste une mère terrifiée qui protège ses enfants comme elle peut. Après plusieurs jours d’angoisse et cette extraction nocturne, la famille rejoint finalement Oman, puis rentre en France saine et sauve.