Endométriose : ces habitudes de vie qui pourraient réduire les douleurs et améliorer le quotidien



Les causes de l’endométriose, une maladie chronique qui touche environ une femme sur dix, demeurent encore mal comprises. Une nouvelle étude a toutefois analysé près d’une centaine de recherches afin d’identifier les facteurs susceptibles d’influencer son développement.

millions. C’est le nombre estimé de femmes françaises touchées par l’endométriose, une maladie chronique qui entraîne des douleurs invalidantes, une fatigue intense et un stress accru. Bien que le terme « endométriose » ait été utilisé pour la première fois en 1927 par un gynécologue américain, cette maladie a (très) longtemps été ignorée. Si l’on en parle aujourd’hui de plus en plus, l’origine et les causes de l’endométriose restent néanmoins méconnues.

Une récente étude publiée en 2026 dans la revue Nutrients s’est intéressée à certains facteurs en lien avec le mode de vie, qui pourraient jouer un rôle clé dans la gestion de l’endométriose.

Quels sont les facteurs qui influencent les symptômes de l’endométriose ?

Dans le cadre de cette étude, des chercheurs de l’Université hongroise de Semmelweis ont analysé plus de 100 articles scientifiques. L’objectif était de mieux comprendre dans quelle mesure certains facteurs liés au mode de vie peuvent influencer les symptômes de l’endométriose.

Les chercheurs ont passé en revue les données disponibles sur l’alimentation, l’activité physique, et le mode de vie. Parmi ces facteurs liés au mode de vie on retrouve un sommeil de qualité, une gestion efficace du stress, une consommation d’alcool limitée et une réduction de l’exposition à des substances chimiques qui peuvent perturber le système endocrinien et interférer avec le fonctionnement hormonal (les perturbateurs endocriniens).

Modifier son mode de vie pour soulager l’endométriose

Leurs conclusions suggèrent qu’une alimentation saine, comme le fait d’adopter le régime méditerranéen, une activité physique régulière, une bonne gestion du stress, un sommeil réparateur et un apport suffisant en micronutriments peuvent contribuer à diminuer la douleur et améliorer la qualité de vie des patientes. “Des choix quotidiens de l’activité physique à l’alimentation en passant par la gestion du stress peuvent atténuer les symptômes”, a ajouté le Dr Gábor Sobel, co-auteur de l’étude, dans un communiqué.

Les chercheurs soulignent cependant que“l’activité physique et d’autres facteurs liés au mode de vie ne remplacent pas le traitement médical, mais ils peuvent le soutenir”, a déclaré Dóra Boroncsok, co-autrice de l’étude, dans un communiqué. “Modifier son mode de vie n’est pas une solution miracle, mais cela offre aux femmes une réelle opportunité de prendre leur santé en main”, a ajouté le Dr Gábor Sobel.

Endométriose : quel est le rôle de l’alimentation et de l’activité physique ?

L’alimentation peut en effet être une alliée pour réduire l’inflammation et améliorer la qualité de vie, rappelle la Fondation pour la Recherche sur l’Endométriose. Les habitudes bénéfiques incluent la consommation de fruits, légumes, poissons gras riches en oméga-3, produits laitiers et vitamine D, qui ont des effets anti-inflammatoires. Le régime méditerranéen (ou DASH), riche en aliments anti-inflammatoires, semble être l’approche la plus équilibrée, d’après la Fondation. À l’inverse, il est conseillé de limiter les viandes rouges, les graisses animales, les aliments sucrés ou raffinés, l’alcool et la caféine en excès, qui favorisent l’inflammation.

De son côté, le ministère des Sports affirme lui aussi que l’activité physique adaptée est une alliée précieuse pour les femmes atteintes d’endométriose. Pour les femmes atteintes de la maladie, le sport peut aider à réduire les douleurs pelviennes, diminuer l’inflammation, améliorer la mobilité pelvienne et réduire le stress et la fatigue.

Endométriose : quels sont les traitements existants ?

À l’heure actuelle, le traitement hormonal (comme la contraception estroprogestative), prescrit en première intention, vise à supprimer les règles afin de faire régresser les lésions, mais il est sans effet sur les adhérences et les lésions fibreuses, indique l’Assurance maladie. Des médicaments contre la douleur peuvent également être prescrits par les professionnels de santé pour soulager les symptômes de l’endométriose.

Une chirurgie peut aussi être envisagée lorsque les douleurs résistent aux traitements médicamenteux ou en cas d’infertilité, et doit être réalisée par des chirurgiens experts. Elle consiste à détruire ou retirer les lésions, et est suivie d’un traitement hormonal pour limiter les récidives. Enfin, pour les formes graves et coûteuses, un accès à une prise en charge à 100 % via l’affection longue durée (ALD) est possible sous certaines conditions.

D’autres approches comme l’acupuncture, l’ostéopathie, le yoga ou la sophrologie peuvent accompagner une prise en charge médicale, souligne l’Assurance maladie.