L’article 8 du règlement communal invoque un risque accru de noyade et de danger pour les sauveteurs. Les policiers municipaux, alertés par la présence de la jeune baigneuse, ont donc exigé qu’elle regagne la plage. Mais la situation s’est tendue lorsque des témoins ont pris fait et cause pour l’adolescente.
Un incident qui divise les vacanciers
La scène, rapportée par France 3, s’est déroulée sous les yeux médusés des autres plagistes. Certains ont jugé la tenue inappropriée, tandis que d’autres défendaient le droit de la jeune fille à se baigner comme elle l’entend. Très vite, la tension a grimpé et a nécessité l’intervention de la gendarmerie. En tout, près de dix agents ont été mobilisés pour apaiser les esprits, dans ce qui aurait pu tourner à l’affrontement.
« On arrive, ma sœur va se baigner, deux policiers municipaux sifflent et lui disent qu’elle ne peut pas nager. On leur demande pourquoi : ils répondent que son vêtement n’est pas acceptable », a raconté son frère, toujours choqué par l’intervention. Face à l’incompréhension, la famille a finalement quitté les lieux.
Le burkini, symbole d’un clivage persistant

Le port du burkini fait régulièrement l’objet de débats en France, entre défense de la laïcité, principes de sécurité et libertés individuelles. De nombreuses communes ont tenté d’interdire cette tenue, à la plage comme dans les piscines, souvent en vain. Car si les arrêtés municipaux se multiplient, la justice administrative – notamment le Conseil d’État – en suspend régulièrement l’application.
« On assiste chaque année à plusieurs épisodes dans lesquels les maires interdisent le port du burkini pour des motifs totalement illégaux, mais maintiennent leur interdiction en toute connaissance de cause », a expliqué Marion Ogier, avocate et membre du comité national de la Ligue des Droits de l’Homme. Cette dernière a plusieurs fois obtenu gain de cause devant les tribunaux, dénonçant une stigmatisation injustifiée.
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