« La moitié de ce que je gagne part en impôts » : Gilbert Montagné se livre sur sa situation

L’idole n’a pas toujours mené la vie de château. Derrière les tubes solaires de Gilbert Montagné se cachent des zones d’ombre marquées par une gestion financière chaotique et des rapports musclés avec le fisc, comme il le révèle ce jeudi 19 mars au magazine Paris Match.

L’exil américain et le naufrage financier

Retour en arrière : nous sommes en 1969, après l’échec de son premier album, Gilbert Montagné s’envole pour Miami. S’il y trouve l’amour auprès de Maureen Byrne, il y perd pied financièrement. Concentré sur sa vie de famille, l’artiste délaisse la musique et voit ses comptes virer au rouge vif.

L’artiste avoue sans détour : « La vérité, c’est que je n’ai jamais su gérer l’argent. J’en devais au fisc, qui m’a tout pris. » Une situation précaire qui l’oblige à l’époque à redevenir simple pianiste de bar pour subvenir aux besoins de ses proches. « À l’époque, je m’en foutais, mes droits étaient bloqués. Donc je suis redevenu pianiste de bar. Et ça m’allait très bien », précise-t-il, philosophe.

Le coup de pouce salvateur de Johnny

C’est le retour en France en 1979 qui change la donne, grâce à un coup de fil inattendu du « taulier ». Johnny Hallyday propose au pianiste de le rejoindre au Pavillon de Paris dès le lendemain. Cette collaboration de quinze minutes sur scène suffit à relancer une carrière qui semblait pourtant au point mort.

Désormais, le chanteur a retenu la leçon de ses erreurs passées : « Depuis, je sais que quand je gagne 2 euros, je dois en garder 1 pour les impôts… »

Si Gilbert Montagné revient aujourd’hui sur ces galères, sa situation s’est stabilisée depuis longtemps. En novembre 2024, sur le plateau de Jordan de Luxe, il jouait la carte de la transparence en révélant gagner « environ 4000 euros de retraite par mois ».

L’artiste n’est pas prêt à quitter la scène pour autant. Toujours animé par la passion, il confiait à l’époque : « Mais je ne suis pas vraiment à la retraite, c’est le public qui me mettra à la retraite quand il ne voudra plus de moi. »