Le fabricant des Kinder et du Nutella dans le viseur de la Commission européenne
Ferrero est dans le viseur de la Commission européenne pour de possibles infractions aux règles de la concurrence
Chocolat chaud chez Ferrero, le fabriquant Nutella et Kinder. Il est en effet dans le viseur de la Commission européenne pour de possibles infractions aux règles de la concurrence, a confirmé mercredi le géant italien du chocolat et de la confiserie.
« Des représentants de la Commission européenne mènent actuellement des inspections dans des bureaux », a affirmé la direction du groupe, qui fabrique aussi les dragées Tic-Tac. « L’entreprise coopère pleinement et fournit les informations demandées », a ajouté le groupe sans plus de précisions.
Plusieurs sites inspectés
La Commission européenne avait annoncé lundi qu’elle procédait à des inspections inopinées sur plusieurs sites d’un fabricant de chocolat, dans deux États membres. Bruxelles a dit dans un communiqué craindre « que l’entreprise inspectée ait pu commettre des infractions aux règles de concurrence de l’UE interdisant les ententes et les pratiques commerciales restrictives, et les abus de position dominante ».
La Commission veut vérifier en particulier si Ferrero a mis en place « des restrictions à la circulation des marchandises entre États membres au sein du marché unique et des obstacles aux achats multinationaux ». Des pratiques qui pourraient lui permettre de pratiquer des prix plus élevés, au détriment des consommateurs. Il y a deux ans, Bruxelles avait par exemple infligé une importante amende de 337,5 millions d’euros au géant américain des biscuits et chocolats Mondelez, pour avoir illégalement gonflé ses prix en restreignant la concurrence dans l’UE.
Ces inspections ne signifient pas que l’entreprise soit coupable de comportement anticoncurrentiel, ni ne préjuge de l’issue de l’enquête elle-même, a précisé la Commission.
Pour rappel, Ferrero a été fondé à Alba, dans le nord de l’Italie, mais la société est désormais basée au Luxembourg. Le géant de l’agroalimentaire, qui compte près de 50.000 employés dans le monde, a publié un chiffre d’affaires de 19,3 milliards d’euros pour l’année 2025, en hausse de 4,6 % sur un an. Il a englouti l’année dernière le groupe américain WK Kellogg, spécialiste des céréales pour le petit déjeuner.