
🔹 « Ne pas être des vassaux » : ce qu’a dit Macron
S’exprimant devant des étudiants à l’université Yonsei à Séoul, le président français a clairement exposé la politique internationale de la France :
« Notre objectif n’est pas d’être les vassaux de deux puissances hégémoniques. Nous ne voulons pas dépendre de la domination, disons de la Chine, ni être trop exposés à l’imprévisibilité des États-Unis. »
Selon Macron, l’Europe partage des intérêts communs avec le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, le Brésil, le Canada et l’Inde. Ensemble, ces pays pourraient coopérer dans des domaines comme l’intelligence artificielle, l’espace, l’énergie, la sûreté nucléaire et la défense.
🔹 Ce qui a été discuté en Asie
Lors de sa tournée, Macron a abordé deux sujets principaux :
- La sécurité maritime dans le détroit d’Ormuz, une route stratégique par laquelle transite environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Suite au conflit avec l’Iran, le détroit a été fortement perturbé, voire fermé au trafic commercial.
- Le renforcement de la coopération avec la Corée du Sud et le Japon, deux pays fortement touchés par la hausse des prix de l’énergie.
Macron a proposé une solution concrète : escorter les navires une fois les bombardements terminés et mettre en place un « mécanisme de résolution du conflit avec l’Iran ».

🔹 Pourquoi maintenant ?
Macron défend depuis longtemps l’idée d’une autonomie stratégique européenne. Dès 2023, il affirmait que l’UE ne devait pas devenir un « vassal » des États-Unis, ce qui avait suscité des critiques chez certains alliés.
Aujourd’hui, le contexte a évolué, notamment avec des tensions accrues autour du rôle des États-Unis sur la scène internationale.
🔹 Les critiques de Trump
Le président américain Donald Trump a accru la pression sur ses alliés, critiquant notamment la France pour avoir refusé le survol de son territoire à des avions militaires américains.
En réponse, Macron a souligné que la France n’avait pas été consultée concernant le conflit iranien et qu’elle n’y participait pas.
« Les États-Unis sont un grand pays », a-t-il déclaré, mais leur approche actuelle risque d’ouvrir une « boîte de Pandore ».
Il a également évoqué les échecs de précédentes interventions militaires (Irak, Syrie, Afghanistan) :
« Je ne crois pas que nous réglerons la situation uniquement par des bombardements ou des opérations militaires. »
Enfin, des tensions personnelles ont été mentionnées, Donald Trump ayant moqué Macron dans des déclarations controversées.