Mauvaise nouvelle pour votre budget… les prix pourraient augmenter jusqu’à 5% dans les prochains mois

Alors que les tensions internationales continuent d’impacter l’économie mondiale, une nouvelle augmentation des prix pourrait bientôt se faire sentir dans les rayons des supermarchés. Selon Grégory Caret, la hausse pourrait atteindre entre 4 % et 5 % dans les mois à venir, en grande partie en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Invité sur RMC, il a précisé que cette augmentation ne serait pas brutale, mais plutôt progressive et étalée dans le temps. Une manière d’absorber le choc économique sans provoquer une flambée immédiate des prix comme cela avait été le cas lors de précédentes crises.

Des prix encadrés… mais pas figés

Bien que les industriels et la grande distribution aient signé un accord au 1er mars pour fixer les prix sur l’année, cet encadrement reste relatif. En effet, comme l’a souligné Grégory Caret, des clauses de révision obligatoires sont prévues dans ces contrats.

Concrètement, si certains coûts de production augmentent fortement — notamment l’énergie ou les engrais — les négociations peuvent être rouvertes. Cela signifie que les hausses peuvent être répercutées directement sur les consommateurs, même en cours d’année.

Les produits frais en première ligne

À court terme, ce sont surtout les produits du quotidien qui risquent d’être touchés en premier. Les articles ayant un taux de rotation rapide, c’est-à-dire ceux avec une durée de vie courte, seront les plus concernés.

Parmi eux, on retrouve notamment :

  • les produits laitiers
  • les yaourts
  • les produits frais en général

Ces produits, consommés régulièrement et renouvelés rapidement en magasin, réagissent plus vite aux variations de coûts.

Le groupe Lactalis, connu pour ses marques comme Président, Lactel ou Galbani, a d’ailleurs déjà annoncé qu’il devra répercuter une partie de ces hausses sur ses prix de vente. L’entreprise assure toutefois vouloir limiter l’impact selon les catégories de produits.

D’autres secteurs également concernés

Dans un second temps, l’inflation devrait s’étendre à d’autres rayons, notamment ceux de l’hygiène et de la beauté. Ces produits sont eux aussi sensibles aux fluctuations des prix de l’énergie, car ils dépendent fortement :

  • des hydrocarbures
  • des emballages plastiques
  • des procédés industriels énergivores

Même si ces hausses devraient être moins immédiates que pour les produits alimentaires, elles restent inévitables si les coûts continuent d’augmenter.

Une hausse maîtrisée, loin des précédentes crises

Malgré ces perspectives, Grégory Caret se veut rassurant. Selon lui, la situation actuelle ne devrait pas atteindre les niveaux observés après la Guerre en Ukraine, période durant laquelle les prix avaient grimpé de 20 à 25 % en un peu plus d’un an.

Cette fois, la hausse serait plus contenue et mieux régulée, même si elle reste préoccupante pour le pouvoir d’achat des ménages.

Un impact réel sur le quotidien des consommateurs

Même limitée à 4 % ou 5 %, cette augmentation pourrait peser sur les budgets, notamment pour les foyers les plus modestes. Les dépenses alimentaires, déjà élevées, risquent de continuer à augmenter progressivement.

Dans ce contexte, les consommateurs devront sans doute adapter leurs habitudes, surveiller davantage leurs dépenses et comparer les prix pour limiter l’impact de cette nouvelle vague inflationniste.