Sur fond de hausse des fraudes à l’assurance ces dernières années, une arnaque appelée « crash for cash », consistant à provoquer de faux accidents pour soutirer de l’argent, se développe en France
Encore peu connu du grand public, le « crash for cash » gagne du terrain en France. Dans un communiqué publié le 3 avril, Direct Assurance alerte sur cette pratique en nette progression sur les routes françaises. Déjà répandue à l’étranger, notamment aux États-Unis et en Chine, cette arnaque consiste à provoquer volontairement un accident mineur afin d’extorquer de l’argent ou de frauder les assurances, comme le rapporte TF1 Info. Selon l’assureur, cette méthode se développe dans un contexte de forte augmentation des fraudes, en hausse de 26 % entre 2022 et 2023.
Que se cache-t-il derrière cette dénomination ? L’escroc, qui peut être en voiture, sur deux-roues ou même à pied, met en scène une collision avec un autre véhicule ou un piéton. Il ne s’agit pas d’un gros choc mais il joue alors sur la confusion, en simulant une blessure. L’objectif est de déstabiliser l’automobiliste et de lui mettre la pression pour qu’il signe un constat amiable.
La photographie de documents personnels
Sous prétexte de simplifier les démarches et d’accélérer le constat, le fraudeur demande à photographier le permis de conduire ou l’attestation d’assurance. Des documents qui lui permettront ensuite de créer de faux dossiers d’indemnisation ou de souscrire des contrats frauduleux au nom de la victime. Même sans usurpation d’identité, l’automobiliste peut se voir attribuer un sinistre fictif ou exagéré, entraînant une franchise, un malus et une hausse de sa prime.
En cas de doute après un accident, mieux vaut suivre certaines recommandations, avertit l’assureur. Il est préférable de limiter les échanges au strict nécessaire afin d’éviter toute tentative d’intimidation. Ne laissez jamais quelqu’un photographier votre permis ou vos papiers personnels. N’hésitez pas à noter sur le constat tout ce qui vous semble suspect et, en cas de doute sérieux ou d’attitude menaçante, vous pouvez prévenir la police.