On les aime comme des enfants”… faut-il une loi pour leur garde en cas de séparation ?

a séparation d’un couple entraîne de nombreux paramètres douloureux à prendre en compte. Et parmi eux, le sort de l’animal de compagnie peut souvent être une source supplémentaire de friction.

C’est là que la question d’une loi pour encadrer la garde partagée des animaux de compagnie en cas de séparation peut se poser. Au Brésil, le Parlement y a déjà répondu : il a voté un texte en ce sens très récemment. Faut-il faire de même en France ? 20 Minutes a posé la question à ses lecteurs.

« Nous l’aimons comme un enfant, ce serait difficile de faire un choix »

La question est absurde selon certains commentaires mais globalement, les Français accordent une place très particulière à leurs chiens, chats ou poissons. « Nous avons eu notre chien bébé il a 2 ans. Si nous devions nous quitter, je n’ose imaginer qui devrait le garder, nous l’aimons comme un enfant, ce serait difficile de faire un choix », explique Gladys, qui verrait d’un bon œil une loi sur le sujet. Comme elle, et selon un sondage Ipsos de 2025, 36 % des Français considèrent leur animal comme leur enfant.

Ils sont même 69 % à considérer leur petite bête comme « un membre à part entière de leur famille ». Rien d’étonnant donc à lire les commentaires favorables à un encadrement de la garde de l’animal après une séparation. Pour Chantal, ce serait même une mesure « indispensable ». Florence développe : « Un animal n’est pas un objet, il a des sentiments, des sensations et doit être bien traité. »

Pour rappel, en France, les animaux sont, c’est plutôt le trop-plein d’amour qui rejaillit comme douleur supplémentaire à la séparation. « Ma copine avait adopté Mousse, notre chien, deux mois avant notre rencontre. Quand nous nous sommes séparés, j’avais vécu dix ans avec lui. Je le considérai comme mon chien. Mais il n’y a même pas eu de discussion quand nous nous sommes séparés. Tous les documents étaient à son nom, elle l’a pris et je n’ai jamais pu le revoir. Il me manque atrocement, c’est une déchirure », confie Arthur.

« J’ai la garde la semaine, lui le week-end. »

Régine a eu plus de chances lors de son divorce en 2018 : elle et son mari ont réussi à s’accorder : « J’ai la garde la semaine, lui le week-end. »

Une situation qui oblige à garder un contact son « ex ». Voire à empêcher la séparation, comme nous raconte Audrey : « Mon frère n’arrive pas vraiment à se séparer de son compagnon à cause du chien. Il est au nom de l’autre mais ils l’ont adopté ensemble. Si mon frère part, il abandonne son chien, une équation très compliquée. »

Stop au « tout réglementation » et à l’engorgement des tribunaux

Il y a ceux qui trouvent « ridicule » de faire un tel cas des animaux, ceux qui sont opposés au « tout réglementation ». Et d’autres qui, sans forcément évoquer une loi, s’accordent sur la nécessité d’un dispositif pour que les humains prennent conscience de leur responsabilité. « Il est évident que les animaux doivent être pris en compte dans ces moments de vie. Un chat n’est pas un jouet, et certains les abandonnent au moment de la séparation »

Reste le problème « logistique » d’une loi. Une internaute avance qu’un passage devant un juge serait « de l’argent jeté par les fenêtres ». Surtout, ils sont plusieurs, comme Marie, à estimer que les tribunaux sont déjà « suffisamment engorgés ».

Une autre – qui souhaite rester anonyme – a déjà tranché de son côté : « Si on se sépare, je lui laisse les trois enfants et je pars avec le chien. »