Présidentielle 2027 : Le RN rame pour trouver une banque française pour financer sa campagne

A un peu plus d’un an de la présidentielle, le RN peine à obtenir un prêt auprès des banques françaises. Le parti explore des pistes en Europe pour financer sa campagne

Une course au financement sous tension

À un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, le Rassemblement national intensifie ses efforts pour obtenir un prêt destiné à financer sa campagne. Le parti dirigé par Marine Le Pen et Jordan Bardella fait face à des difficultés persistantes pour convaincre les banques françaises.

Un objectif de plus de 10 millions d’euros

Le mouvement doit réunir jusqu’à 10,7 millions d’euros, correspondant au plafond remboursable par l’État pour un candidat accédant au second tour. Selon le trésorier Kevin Pfeffer, plusieurs demandes de financement ont été déposées auprès d’établissements bancaires, mais certaines ont déjà reçu des réponses négatives.

Des refus qui se répètent à chaque échéance

Ces obstacles ne sont pas nouveaux pour le parti, qui affirme rencontrer régulièrement des difficultés à chaque élection. Plusieurs banques auraient opposé des refus clairs, illustrant une tendance qui complique l’accès au financement pour certaines formations politiques.

Des banques accusées de se retirer du jeu politique

Le trésorier du RN dénonce une situation qu’il juge préoccupante, estimant que certaines banques « ne jouent plus le jeu de la démocratie ». Il cite notamment Société Générale et La Banque Postale, qui auraient refusé de financer le parti en expliquant qu’elles ne soutiennent plus aucune activité politique, quel que soit le candidat ou l’élection.

Une campagne sous contrainte financière

Face à ces refus, le Rassemblement national doit poursuivre ses recherches de financement, dans un contexte où les ressources sont essentielles pour mener une campagne nationale. Cette situation pourrait peser sur l’organisation et la stratégie du parti à l’approche de l’échéance présidentielle.