Qui sera le premier Français à marcher sur la Lune ? « Ce serait plutôt moi », estime Thomas Pesquet


Au micro de France Inter ce jeudi, Thomas Pesquet a confié qu’il était bien placé sur la liste des personnes qui pourraient marcher sur la Lune dans les prochaines années

Vers l’infini, et au-delà ? En l’occurrence, surtout vers la Lune. L’astronaute français Thomas Pesquet a jugé ce jeudi que cela « pourrait être bien parti » pour qu’il soit l’un des futurs humains à retourner sur la Lune, alors que les astronautes d’Artémis 2 sont sur le chemin du retour.

Ingénieur aéronautique, pilote de ligne, sportif accompli, polyglotte… L’astronaute français est devenu le meilleur ambassadeur de la conquête spatiale. Sur France Inter donc, on lui a demandé s’il ferait partie des gens qui iront sur la Lune. « J’aimerais bien vous répondre oui, et l’annoncer moi-même », a répondu le Français. « Ce que je sais, c’est que l’Agence spatiale européenne qui représente l’Europe dans cette aventure aux côtés des partenaires américains, canadiens etc. a trois sièges » et « l’annonce a été faite qu’un Allemand, a priori, partirait sur la mission qui partirait en premier » puis « qu’un Français, un Italien devraient, dans un ordre à définir, suivre ».

Pourquoi lui plutôt que Sophie Adenot, aujourd’hui à bord de l’ISS, ou Arnaud Prost en réserve ? « Pour l’instant, pour les gens qui sont expérimentés, qui ont plusieurs missions à leur ceinture, ce serait plutôt moi », a répondu l’astronaute.

La Nasa a récemment modifié en profondeur la suite du programme Artemis, annulant le projet de station en orbite lunaire, et n’a pas clairement dit si les Européens garderaient leur billet pour la Lune. Un changement de pied qui pose la question de savoir ce qu’il va advenir des accords de l’Agence spatiale européenne (ESA) passés avec la Nasa dans le cadre du projet Gateway, qui prévoyaient l’envoi de trois astronautes européens dans des missions Artémis. Début avril, le directeur de l’Agence spatiale européenne a assuré dans un entretien à l’AFP que l’Europe allait « négocier » avec la Nasa sa présence dans les futures missions lunaires.