Repas à 1 euro : tous les étudiants pourront en bénéficier à partir du 4 mai


A compter du 4 mai, tous les étudiants pourront bénéficier des repas à 1 euro dans les restaurants des Crous

Repas à 1 euro : une mesure bientôt étendue à tous les étudiants

Jusqu’à présent, les repas à 1 euro dans les restaurants universitaires étaient réservés aux étudiants boursiers et à certains étudiants en situation de précarité. Mais cette règle va bientôt changer. À partir du lundi 4 mai, l’ensemble des étudiants pourront bénéficier de ce tarif dans tous les restaurants Crous de France.

Cette évolution marque un tournant important dans la politique de soutien au pouvoir d’achat des jeunes. Dans un contexte où le coût de la vie étudiante reste un sujet majeur, la généralisation du repas à 1 euro apparaît comme une mesure très attendue.

Qui pourra bénéficier du repas à 1 euro ?

La réforme concernera un large public étudiant. Seront éligibles les titulaires d’une carte d’étudiant, les détenteurs d’une carte d’étudiant des métiers, c’est-à-dire les apprentis et alternants, mais aussi les doctorants ainsi que les volontaires engagés dans une mission de service civique.

Pour accéder à ce tarif, les bénéficiaires devront toutefois pouvoir justifier de leur statut grâce à un compte Izly actif. Cette solution de paiement utilisée par les Crous permet de régler les repas dans les restaurants universitaires et servira ici de preuve d’éligibilité.

Une mesure valable aussi le soir

La généralisation du repas à 1 euro ne concernera pas uniquement le déjeuner. Les étudiants pourront également en profiter au dîner, dans les restaurants Crous qui ouvrent le soir.

Cette précision est importante, car elle élargit concrètement l’accès à une alimentation à bas prix sur l’ensemble de la journée, notamment pour les étudiants qui suivent des emplois du temps chargés ou qui vivent loin de leur famille.

Un repas par service et quelques règles à respecter

Le dispositif restera toutefois encadré. Chaque étudiant ne pourra bénéficier que d’un seul repas à 1 euro par service, autrement dit un au déjeuner et un au dîner si le restaurant est ouvert.

Le repas proposé comprendra un plat principal et jusqu’à deux accompagnements ou produits complémentaires, comme une entrée, un dessert, un fromage ou un fruit. Il restera possible d’ajouter des suppléments, mais leur prix pourra varier selon les restaurants universitaires.

Une réforme qui représente un vrai changement

Pour de nombreux étudiants non boursiers, cette mesure représente une baisse importante du prix du repas. Jusqu’à présent, ils devaient payer 3,30 euros dans les restaurants Crous. Le passage à 1 euro constitue donc un allègement concret pour leur budget quotidien.

À l’échelle d’un mois, l’économie peut devenir significative, en particulier pour les étudiants qui prennent régulièrement leurs repas au restaurant universitaire. Dans un contexte marqué par la hausse des loyers, des transports et des dépenses courantes, cette réforme est perçue comme un soutien direct à la vie étudiante.

Des moyens supplémentaires jugés nécessaires

Cette généralisation soulève cependant des questions d’organisation. Dès février 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, avait reconnu que cette réforme nécessiterait du renfort dans les restaurants universitaires.

Selon lui, des emplois supplémentaires seront nécessaires pour absorber l’augmentation attendue de la fréquentation. L’objectif est d’éviter une dégradation du service, alors que davantage d’étudiants devraient désormais se tourner vers les restos U.

Un budget de 50 millions d’euros pour accompagner la mesure

Pour financer cette réforme, un budget de 50 millions d’euros est prévu pour 2026. Cette enveloppe doit permettre de compenser le manque à gagner lié à la baisse du tarif pour les étudiants non boursiers, mais aussi de recruter du personnel et de financer certains aménagements.

Le ministre a évoqué à ce sujet la nécessité de réaliser quelques travaux et ajustements dans les structures existantes, afin de permettre une mise en œuvre efficace de la mesure sur tout le territoire.

Une réponse à la précarité étudiante

Au-delà de son aspect pratique, cette réforme s’inscrit dans une volonté plus large de lutter contre la précarité étudiante. L’accès à une alimentation équilibrée à prix réduit est devenu un enjeu central ces dernières années.

Avec cette généralisation, le gouvernement et les Crous veulent répondre à une réalité simple : les difficultés financières ne concernent pas uniquement les étudiants boursiers. De nombreux jeunes, même non éligibles aux aides classiques, peinent eux aussi à faire face à leurs dépenses quotidiennes.

Une mesure très attendue par les étudiants

L’ouverture du repas à 1 euro à tous les étudiants pourrait donc être accueillie très favorablement. Elle répond à une demande récurrente et pourrait modifier durablement le quotidien de nombreux jeunes.

À partir du 4 mai, les restaurants Crous entreront ainsi dans une nouvelle phase, avec une offre plus accessible et potentiellement plus fréquentée que jamais.