La fillette de six ans vivait en Espagne avec sa mère et sa grand-mère dans une maison squattée, sans eau ni électricité, et n’avait pas été scolarisée depuis sa disparition
Il y a presque un an jour pour jour, Calyopée, une petite fille de 6 ans, avait été emmenée illégalement hors du territoire français, enlevée par sa mère qui venait de perdre la garde en justice. Dans un communiqué, publié vendredi, la police espagnole affirme avoir retrouvé l’enfant à Lloret de Mar, en compagnie de sa mère et de sa grand-mère qui ont toutes deux été interpellées.
C’est le père de Calyopée qui avait lancé l’alerte, le 8 avril 2025, après que sa fille a disparu. Lui avait indiqué aux autorités que son ex-compagne et la mère de cette dernière étaient sans doute à l’origine de l’enlèvement. Dans un contexte de séparation des parents de la fillette, la justice française avait décidé de retirer le droit de garde à la mère, celle-ci ayant « enfreint à plusieurs reprises différentes décisions de justice et manqué à plusieurs reprises à son obligation de respecter le droit de visite, empêchant ainsi la mineure de maintenir le contact avec son père », explique la police espagnole.

« Une maison squattée, sans eau ni électricité »
La mère avait déjà exprimé son intention de s’installer en Espagne. C’est d’ailleurs à La Jonquera, près de la frontière française, que la police avait localisé une première fois les deux femmes accompagnées de l’enfant. Mais elles avaient de nouveau disparu et restaient introuvables jusqu’à la fin du mois de mars. Les enquêteurs espagnols ont finalement obtenu une piste indiquant leur présence à Lloret de Mar, sur la côte est. Une information qui s’est révélée exacte : elles ont été retrouvées le 31 mars sur une plage de cette station balnéaire.
Les investigations ont permis de déterminer que l’enfant et les deux femmes « vivaient dans une maison squattée, sans eau ni électricité, dans des conditions très précaires ». La police espagnole a également précisé que « la fillette n’avait pas été scolarisée depuis son enlèvement en France », ce qui renforçait sa situation de grande vulnérabilité.
La mère et la grand-mère ont été interpellées en vertu des mandats d’arrêt européens émis à la demande de la justice française. Quant à la fillette, elle a été « placée sous la tutelle de la Direction générale de la prévention et de la protection de l’enfance et de l’adolescence », en attendant son transfert vers les autorités françaises, selon les autorités.