Un militaire français a été tué et trois ont été blessés samedi au sud Liban. Cette attaque contre des Casques bleus a été confirmée par Emmanuel Macron qui accuse le Hezbollah d’être à l’origine de cette attaque. « La Nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la FINUL », a déclaré le chef de l’Etat français sur X.
Que s’est-il passé ?

Selon la ministre des Armées, le soldat français a été tué par un « tir direct » dans une embuscade. Le sergent-chef Florian Montorio « était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone. »
« Il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer », a posté Catherine Vautrin sur X. « La Nation s’incline devant la mémoire d’un de ses fils qui a donné sa vie pour elle. Mes pensées vont à sa compagne, à ses enfants, à ses proches et à ses frères d’armes », a ajouté la ministre, qui décrit un « sous-officier expérimenté » qui avait déjà été « déployé plusieurs fois en opération ».
« Une première évaluation indique que les tirs provenaient d’acteurs non étatiques [qui seraient le Hezbollah] », a indiqué la Finul dans un communiqué, appelant le gouvernement à « ouvrir rapidement une enquête afin d’identifier et traduire en justice les responsables ».
Quelles sont les réactions ?

Le président libanais a immédiatement l’attaque contre les Casques bleus français et promis de poursuivre les responsables. En parallèle, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a dit avoir ordonné l’ouverture d’une « enquête immédiate » en vue d’arrêter les responsables. « Je condamne fermement l’agression contre des membres du contingent français » des Forces intérimaires de l’ONU (Finul), a déclaré Nawaf Salam sur X.
Emmanuel Macron s’est entretenu samedi avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam, leur demandant de « garantir la sécurité des soldats de la Finul » après cette attaque meurtrière.
Ces drames sont-ils rares ?
Ce décès survient près d’un mois après la mort d’un autre militaire français au Moyen-Orient, l’adjudant-chef Arnaud Frion, 42 ans, tué dans la région d’Erbil au Kurdistan irakien, dans une frappe de drone « perpétrée par une milice pro-iranienne », selon les propos d’Emmanuel Macron lors d’un hommage national.